samedi 9 mai 2009

Bigard

Enfance et adolescence



Bigard, d'une famille plutôt modeste, est marqué par le "bonheur sans tâche " de ses vacances d'été dans une ferme de l'aube exploitée par ses grands parents. Les rentrées scolaires sont mal vécues par lui.

Il déteste les contraintes et l'enfermement de l'école, et adore sa mère. Mais il n'acccroche pas avec les études, et malgré le sacrifice financier de ses aprents qui le mettent en pension après le redoublement de sa quatrième, mais cela ne sert à rien, il est orienté quand même, à 16 ans, vers un BEP de mécanique générale, en 30 ans, dans un lycée technique.

En revanche il pratique le handball avec succès et remporte une médaille dans les juniors.



Premières expériences professionnelles

Il termine sa formation en lycée technique, mais il ne veut pas travailler dans ce domaine et vit d'expédients et de petits boulots. mais comme sa mère est malade et qu'elle a honte de son fils sans travail, il accepte un poste de barman dans un café du centre ville de Troyes, il a beaucoup de succès, attire les gens, fait tourner la barque et en tire de grandes satisfactions personnelles.

Sa mère décède, il continue à travailler, à faire rire les clients du bar, mais la dépression l'envahit ; par ailleurs il vit un deuxième drame : son père est assassisné par un bûcheron, l'ex-petit ami de la femme qui partage sa vie. Il tient le coup grâce aux antidépresseurs, au had ball le week end, et à son rôle de clown derrière le bar.
Il se décide à entamer une formation d'entraîneur. Il devient enseignant, se découvre un don de meneur d'homme, même si l'enseignement et les enfants finissent par le lasser.
Il redevient barman et rencontre Jean-Christophe Le Texier, avec lequel il fait de petits spectacles et écrit des sketchs. Il finit par monter à Paris pour tenter sa chance. Il veut se faire repérer par Philippe Bouvard. Il compte sur sa connaissance du répertoire de Robert Lamoureux et à ses sketchs écrits et joués à Troyes.


Débuts parisiens difficiles

Avec son copain troyen Tex, ils peaufinent un sketch pour le présenter à Bouvard. Il a beaucoup de confiance en lui, mais il est très déçu : Bouvar impose des modifications au sketch, et Bigard disparait, c'est Tex qui est mis en valeur. Il ne se décourage pas et se lance dans l'écriture d'une cinquantaine de sketchs en trois ou quatre mois. Il n'a pas de chance : Bouvard refuse tous ses sketchs mais voit en lui un auteur. Du coup, Bigard entreprend l'écriture d'un spectacle avec Philippe Hodara. Ce spectacle, Pièces détachées, est présenté au Point Virgule, sans annonce et sans soutien ; Il y a 10 à 15 personnes chaque soir, et Bigard est ravi de monter sur scène tous les soirs. Le specatcle stagne pendant un an ; le directeur du théâtre envisage de laisser tomber le spectacle, mais Bigard le convainc d'attendre, la mise en scène est remaniée : ça marche, le public rit différemment, il y a 50 spectateurs par soirées, des annonces dans le Pariscope et l'officiel peuvent être payées, les acteurs gagnent 1000 francs.

Le succès fait que le spectacle dure deux ans. Entre temps, le petit théâtre de Bouvard s'essoufle ; Bigard suit avec attention la gestation d'une nouvelle émission, confiée à fabrice, sur la trois. L'émission commence en 1987, mais il est à nouveau évincé, ce n'est qu'en juin 1987 qu'on le contacte pour cette émission.




Carrière et ascension

C'est donc La Classe qui révèle Bigard au grand public. Il écrit plus de 100 sketches avec Laurent baffie et d'autres avec Franck Godard.
Son premier spectacle au Point Virgule est un stand up dans lequel il s'adresse directement au public. Entre 1990 et 1993, il présente trois spectacles différents, mais il remanie souvent les mêmes sketches.
En 1995, il revient avec un spectacle indédit, 100% tout neuf. Il y évoque les philosophes anciens, les Misérables, le droit, probablement pour montrer qu'il pouvait éviter le vulgaire. En 2000, il revient avec Bigard met le paquet, de nouveau très cru. La dernière de ce spectacle est jouée à Bercy devant 13 000 spectateurs, le 28 décembre 2001.

Autombe 2002, c'est un nouveau spectacle,d es anmiaux et des hommes, nouveau succès.



Début 2006, il interprète avec modernité et "à la virgule prêt" Le Bourgeois gentilhomme de Molière.

Il revient, ensuite en octobre, avec un nouveau spectacle Mon psy va mieux dont l'affiche à forte connotation sexuelle est dans la lignée des précédentes. Dans ce huitième spectacle, Bigard se livre au spectateur et lui révèle ses angoisses et ses douleurs. Il y évoque notamment le jour de sa mort. Les "non-dits" de ce spectacle sont mieux compris lorsqu'on a lu son autobiographie.



En septembre 2008, il incarne Clérambard de Marcel Aymé, dans une mise en scène de Nicolas Briançon. Malheureusement, une remarque à propos du 11 septembre marque le début d'un lynchage médiatique dont il sortira difficilement. La pièce sera finalement arrétée, le 31 octobre, 2 mois et demi avant l'échéance initialement prévue, faute de spectateurs.
Il se consacre alors à un film, le missionnaire, qui sort en mai 2009.

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